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Lundi, 07 Juillet 2008 09:55 |
"La place qu’occupe l’Inde dans la pensée, les arts et la littérature d’Europe interdit à n’importe quel créateur de ne pas la rencontrer à un moment ou un autre de son cheminement. Pour quelqu’un comme Le Clézio, il était même inconcevable qu’elle n’ait pas une place de choix dans l’œuvre. De fait, c’est bien elle qui est au cœur de La quarantaine. L’Inde est ancienne, tout comme ses relations avec l’Occident, mais l’on n’écrit pas sur elle au crépuscule du XXe siècle comme aux siècles précédents. C’est donc par un rappel des diverses images de l’Inde que nous commencerons. Le Clézio n’en fait pas mystère dans son roman : sa représentation de l’Inde a été influencée par divers écrivains. La mise en évidence de cet intertexte revendiqué nous permettra de comprendre comment l’auteur de La quarantaine se situe par rapport au riche héritage de ses illustres prédécesseurs. Enfin, nous tenterons de montrer en quoi l’Inde leclézienne a sa propre représentation qui résulte certes des choix de l’héritier mais qui rejoint aussi des préoccupations récurrentes dans l’œuvre.". Un passionnant article de Regis Poulet à lire sur La revue des ressources. Regis Poulet Né en 1966. Après des études de géologie, a suivi des études de philosophie, de lettres et a publié en 2002 sa thèse L’Orient : généalogie d’une illusion aux Presses du Septentrion. Enseigne dans le secondaire et le supérieur en même temps qu’il poursuit ses recherches sur la représentation de l’Orient, les rapports de l’Europe avec l’Asie. S’inspire de toutes les natures pour écrire.
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